Un Français, ancien de l'ONU, jugé à Paris pour viols sur mineures en Afrique
RD CONGO - 9 septembre 2008 - AFP
"Là-bas l'homme blanc a ce qu'il veut", aurait-il dit aux enquêteurs : un ancien fonctionnaire français de l'Onu est jugé depuis mardi à Paris pour le viol d'une vingtaine d'adolescentes lorsqu'il était en poste dans des pays africains entre 1998 et 2004.
Didier Bourguet, 44 ans, originaire de Saône-et-Loire, doit répondre pendant trois jours devant la cour d'assises de la capitale de viols sur mineures de 15 ans, des accusations qu'il a niées à l'ouverture des débats, assurant n'avoir jamais dû recourir à la contrainte.
Les faits auraient eu lieu en République centrafricaine entre 1998 et 2000, puis de 2000 à 2004 en République démocratique du Congo (RDC), où ce titulaire d'un CAP de mécanicien automobile entretenait les véhicules de la mission de maintien de la paix des Nations Unies (Monuc).
Didier Bourguet est également accusé d'avoir détenu dans un disque dur 250 images pornographiques, certaines provenant de son propre appareil numérique qu'il aurait utilisé pour immortaliser ses ébats.
Il encourt vingt ans de réclusion criminelle.
Arrêté à Goma, en RDC, fin octobre 2004, il avait été rapidement remis aux autorités françaises, en vertu de son "immunité" onusienne, avant d'être placé en détention provisoire en décembre 2004.
A une policière de la brigade de protection des mineurs de Paris chargée de l'interroger dès son interpellation à l'aéroport, il confiera des actes sexuels avec "environ 24" adolescentes de 12 à 18 ans, payées chaque fois "10 à 20 dollars", a témoigné à la barre cette enquêtrice, Nathalie Freund.
Pour les fellations et pénétrations pratiquées avec ces mineures, jamais vierges selon lui, il n'exprime pas de remords, s'étonne la policière, à qui il livre moult détails sur les rencontres - via des intermédiaires eux aussi rémunérés -, les tarifs ou même les prénoms.
"Pourquoi des relations avec des mineures et pas avec des prostituées?", interroge le président, Jean-Pierre Getti.
"Il disait que les prostituées savaient simuler alors que les mineures vivaient l'acte pleinement", répond Mme Freund, aujourd'hui en poste au SRPJ de Toulouse.
Le violeur présumé lui aurait aussi confié sa satisfaction d'être enfin interpellé, car il voulait se soigner, s'inquiétait d'être attiré par des Africaines de plus en plus jeunes. "Là-bas l'esprit colonial persiste, l'homme blanc à ce qu'il veut", aurait-il justifié.
Dans l'après-midi, l'accusé, veste ample sur un corps fluet, crâne chauve, a affirmé qu'il demandait systématiquement aux mineures leur consentement préalable avant les rapports. Aucune n'aurait dit "non".
"Ce que j'ai réalisé après c'est qu'elles avaient pu subir des pressions pour un intérêt financier (...) j'avais perdu la notion des réalités", admet-il quand le président relève le "décalage" entre sa situation d'expatrié aux 2.600 dollars mensuels et celle de ces jeunes filles pauvres.
Une victime présumée, celle qui a permis son arrestation à Goma, a ensuite raconté comment elle aurait été abusée après s'être vu administrer "une tasse de thé" lui ayant provoqué "comme un vertige".
Accusé d'avoir exigé une fellation de cette jeune Congolaise - aujourd'hui âgée de 16 ans et réfugiée au Canada -, l'accusé a nié vigoureusement.
Au cours de l'instruction, il avait plaidé la thèse du "traquenard" tendu par les proches de l'adolescente, qui l'auraient incitée à coucher avec lui avant de tenter de monnayer chèrement leur silence.
Le gouvernement réaffirme sa détermination à réussir le programme Amani dans l'est du pays
RD CONGO - 7 septembre 2008 - XINHUA
Le ministre d'Etat à l'Intérieur, Dénis Kalume a réaffirmé dimanche à Goma, dans le Nord-Kivu (est) la détermination du gouvernement de la République démocraique du Congo (RDC) à réussir le programme Amani dans la partie est du pays.
Le ministre d'Etat, en compagnie du ministre de la Défense Chikez Diemu et du gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku a visité dimanche la localité de Nyanzala, à 70 km au nord de Goma pour se rendre compte de la situation sur place et à propos des violations présumées des engagements de cessation des hostilités par le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) de Laurent Nkunda.
« Le gouvernement a l'obligation d'imposer la paix », a lancé le ministre Kalume, estimant qu'il faut donner la dernière chance au CNDP qui handicape le lancement du programme Amani.
La délégation gouvernementale a observé des incompréhensions de la population de cette localité vis-à-vis de la MONUC (Mission de l'ONU en RDC) qui soupçonne les Casques bleus d'être complices des élements du CNDP, selon des observateurs locaux.
Nord-Kivu : 800.000 déplacés internes vivent une crise humanitaire comparable à celle du Darfour
Par Le Potentiel
Le Nord-Kivu, province de l’Est de la République démocratique du Congo, est plongé dans une «très grave crise humanitaire », « comparable à celle du Darfour», s’est alarmé récemment le représentant spécial de l’Union européenne (UE) pour la région des Grands Lacs africains. Théâtre depuis la fin août d’affrontements entre l’armée régulière et des soldats insurgés ralliés à l’ex-général Laurent Nkunda, il compte près de 800.000 déplacés internes, soit 70% du nombre total de déplacés de guerre en RDC. « La crise humanitaire au Nord-Kivu a atteint un niveau comparable à celle du Darfour », région de l’Ouest du Soudan en proie à la guerre depuis février 2003, a déclaré Roeland Van de Geer lors d’un entretien avec l’AFP à Kinshasa, au terme d’une visite de 13 jours en RDC.
« Nous avons été frappés par la gravité de la crise humanitaire au Nord-Kivu. Il y a urgence à régler cette crise et à s’attaquer à ses causes profondes », liées à la persistance des violences dans cette région, où 350.000 personnes ont fui leurs foyers depuis le début de l’année, soit une population nettement plus nombreuse que celle du Darfour, pour laquelle l’humanité entière s’émeut.
Selon l’ONU, quelque 236.000 réfugiés du Darfour se trouvent au Tchad, tandis que 173.000 Tchadiens ont été déplacés par les violences dans l’Est de leur pays.
En RDC, les déplacés totalisent le double du nombre de ceux du Darfour et du Tchad réunis. Mais, comme la vie des Congolais ne semble avoir aucune valeur pour la communauté internationale, on s’en émeut à peine et on encourage presque Nkundabatware à poursuivre sa sale besogne.
LES FARDC EGALEMENT MISES EN CAUSE
« Dans trois (des six) camps de déplacés de Mungunga (à 15 km de Goma), les responsables des camps se sont plaints des viols des femmes, dans les camps ou à l’extérieur, lorsqu’elles vont chercher de l’eau ou du bois », a déclaré M. Van de Geer. « Les déplacés mettent en cause les FARDC (Forces armées de la RDC), qui sont autour des camps et y pénètrent parfois de nuit », a-t-il poursuivi.
Selon les agences humanitaires opérant au Nord-Kivu, la zone de Mugunga compte, à elle seule, plus de 60.000 déplacés, hébergés dans des camps ou des familles d’accueil, dans une promiscuité terrible, favorisant le développement de maladies comme le choléra, et alimentant les tensions entre déplacés. Au moins 38 cas de viols ont été recensés dans les différents camps de cette zone.
De nombreux autres déplacés ne sont pas accessibles aux humanitaires dans les territoires de Masisi et de Rutshuru, deux territoires où le bureau des Affaires humanitaires de l’ONU (Ocha) estime qu’un habitant sur trois est actuellement déplacé.
« Nous devons rester engagés aux côtés du gouvernement congolais pour régler cette crise humanitaire, mais aussi pour résoudre la crise sécuritaire et aider le pays à se développer, en associant les pays de la région des Grands Lacs», a plaidé M. Van de Geer. Il a appelé à régler de «façon conjointe le cas des (rebelles hutu rwandais des) FDLR et le cas de Nkunda ».
« L’urgence et la priorité, c’est la crise humanitaire, mais il faut absolument en même temps, si on veut trouver une solution durable à cette crise, s’attaquer à la réforme du secteur de la sécurité en RDC », a souligné le représentant spécial de l’Union européenne.
AFP/LP
A Goma, 80 enfants décédés à Mweso des suites de la rougeole
Quatre-vingts enfants sont décédés de la rougeole, conséquences des affrontements entre les FARDC et les insurgés fidèles à Laurent Nkunda sur les populations dans les zones de santé de Mwesso et Birambizo en territoire de Masisi.
Selon le bureau de coordination des affaires humanitaire, Ocha, au Nord-Kivu, cette situation est la conséquence de l’inaccessibilité dans cette zone à cause de l’insécurité. « On a beaucoup de difficultés pour pouvoir commencer les campagnes de vaccination. Au niveau de l’hôpital de Pinga, dans la zone de santé de Mwesso sur les deux derniers mois, il y a eu plus de 80 enfants qui sont morts de la rougeole », a-t-il signalé.
Le médecin inspecteur provincial intérimaire du Nord-Kivu a confirmé cette épidémie de rougeole dans les zones de santé de Pinga, Mwesso et Birambizo, mais il s’est réservé sur les chiffres donnés par OCHA. Selon le Dr Ghy Mutombo, un lot de médicaments a été acheminé à Mwesso lundi pour la prise en charge de tous les cas déjà enregistrés.
RADIOOKAPI.NET via © Le Potentiel
mercredi 10 septembre 2008
samedi 6 septembre 2008
Luofu en colère : 11 femmes violées en 2 jours !
01-09-2008
La population de Luofu, une localité située au Sud du Territoire de Lubero, non loin de l’épicentre de la rébellion du CNDP de Nkunda, est en colère à la suite de 11 cas de violence sexuelle faite à 11 femmes différentes en l’espace de 48 heures.
.
D’après les victimes, leurs violeurs seraient des soldats des Fardc de la 11 ième et 15ieme brigades intégrées. Comme dans plusieurs coins du Nord-Kivu, les rebelles de Nkunda se font passer pour des Fardc et portent des uniformes militaires des Fardc ; et comme tous les commandants militaires des Fardc dans la région de Luofu, sont des tutsis fidèles à Nkunda, la population de Luofu n’a pas hésité à mettre la responsabilité de 11 cas de violence sexuelle faite aux femmes de Luofu le mercredi et le jeudi de la semaine écoulée sur le compte des rebelles du CNDP de Nkunda. Plusieurs Fardc, les rebelles du CNDP, et les FDLR opérant au Nord-Kivu sont des oiseaux de même plumage. Il est en effet drôle que seulement les Fardc en poste au Nord-Kivu et au Sud-Kivu violent sauvagement les femmes. Les tracasseries des Fardc sont connues de tous mais ne comportent pas les mutilations sexuelles des organes génitaux des femmes !
La thèse de la collision entre Fardc, Nkunda et FDLR au Nord-Kivu s’est encore révélée vraie la semaine écoulée. Apres l’annonce du cantonnement des FDLR par le gouvernement congolais, des FDLR qui ont toujours été l’alibi de Nkunda et du Rwanda pour attaquer la R.D. Congo, Nkunda a attaqué les positions des Fardc pour empêcher les opérations de cantonnement. En d’autres termes, Nkunda ne veut pas du cantonnement des FDLR. Au contraire, il en veut aux congolais qu’il envoi mourir dans les camps des déplacés.
Un autre fait surprenant est que malgré l’annonce des attaques de Nkunda contre les Fardc, les Fardc n’avaient pas consolidé leurs positions pour se préparer à l’attaque annoncée. Les rebelles de Nkunda avaient ainsi conquit tous les villages qui étaient sous le contrôle des Fardc, y extirpant les cibles gênant, avant de se laisser chasser par les Fardc et la Monuc. Cela semble être la stratégie d’occupation progressive du Nord-Kivu. Les Fardc laissent Nkunda s’occuper de la sale besogne de chasser les populations de leurs villages avant de les reprendre quelques heures plus tard, avec la différence que ces villages sont vidés de leurs habitants qui ne font que s’ajouter aux deux millions de déplacés de guerre au Nord-Kivu. La question du retour des déplacés chez eux n’est jamais à l’ordre du jour des autorités congolaises et leur sort inquiète les congolais.
Le fait que Nkunda attaque les Fardc pour empêcher le cantonnement des FDLR fait passer les FDLR comme une branche armée de la rébellion de Nkunda et dont le rôle est de jouer à la diversion ou au détournement de l’attention sur le Rwanda, principal soutien à Nkunda. La diversion de la semaine est venue de Kinshasa. Pendant que les congolais s’attendaient à une réaction musclée de Kinshasa face aux attaques de plusieurs villages de Rutshuru par les rebelles de Nkunda, le gouvernement congolais s’est façonné une voie de sortie en annonçant la fermeture de la frontière congolaise avec l’Ouganda et en annoncant que celtte fermeture allait asséner un coup dur à Nkunda. S’il est vrai que les postes frontaliers fermés alimentaient la rébellion de Nkunda, leur fermeture ne veut rien dire car le territoire de Rutshuru est frontalier et au Rwanda et à l’Ouganda. Fermer la frontière de la R.D. Congo avec l’Ouganda, c’est comme fermer une porte et laisser grande ouverte une autre. Autrement dit, la fermeture de la frontière avec l’Ouganda ne peut avoir d’impact que si celle avec le Rwanda est aussi fermée.
Ensuite, même si les frontières avec l’Ouganda et le Rwanda étaient toutes les deux fermées, la question des commandants militaires qui surveilleraient ces frontières fermées reste sans réponse. Il suffit de voir les noms des commandants militaires qui ont en charge les opérations militaires dans le territoire de Rutshuru, et ailleurs au Nord-Kivu pour se rendre compte que Kinshasa ne joue pas franc jeu avec le peuple congolais dans la résolution de la crise du Nord-Kivu. La nomination des commandants pro-Nkunda partout au Nord-Kivu démontre que Kinshasa feint de se battre contre Nkunda, et qu’en réalité il laisse faire Nkunda, lui donnant une grande marge d'action.
Ce qui se passe aujourd’hui au sud du territoire de Lubero est un avertissement que le CNDP de Nkunda est à la porte de Lubero et que ni Kinshasa ni la Monuc ne font rien pour empêcher cette progression de la mort. Les Beniluberois doivent se préparer à toute éventualité !
Rigobert Kanduki Goma Beni-Lubero Online
La violence contre les femmes, un obstacle à la lutte contre le sida
Cet article peut être reproduit et publié gratuitement.
Veuillez en indiquer l’auteur et la source : “ ONU - Afrique Renouveau, www.un.org/AR ”
En Zambie, des militantes combattent un "lien fatal"
Par Reginald Tomba, de Lusaka pour Afrique Renouveau, un magazine de l’Organisation des Nations Unies
Maria est séropositive, elle est atteinte du VIH, le virus qui cause le sida. Aujourd'hui, les médicaments antirétroviraux sont plus largement disponibles et devraient contribuer à améliorer son état de santé et à prolonger sa vie. Mais la poursuite de sa thérapie est menacée, car elle craint que son mari découvre qu'elle est séropositive et qu'il se livre à des violences verbales ou même qu'il demande le divorce. Maria explique donc qu'elle doit dissimuler les médicaments antirétroviraux et qu'elle ne les prend que quand son mari est absent. Comme elle cache soigneusement ses comprimés, il lui arrive d’oublier de les prendre.Selon le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA), il y a dans le monde 33,2 millions de personnes qui vivent avec le VIH, dont 15,4 millions de femmes. En Afrique, les femmes constituent entre 59 et 61 % du nombre total d'adultes séropositifs. La violence que subissent les femmes est un des facteurs qui les rendent plus vulnérables à l'infection, cette violence est aussi un obstacle aux traitements.L'histoire de Maria est un des nombreux cas documentés par Human Rights Watch (HRW) dans deux des neuf provinces de Zambie. L’ONG, dont le siège est à New York, avertit que si la violence contre les femmes n'est pas combattue, le vaste programme lancé par le gouvernement pour distribuer gratuitement des antirétroviraux par l'intermédiaire du système de santé public ira à l'échec. Ng’andu Magande, Ministre des finances et de la planification, rapporte que fin 2007 137 000 personnes bénéficiaient d'une thérapie antirétrovirale contre seulement 75 000 en 2006.“Si le Gouvernement zambien n'introduit pas de réformes dans le domaine juridique et dans le système de santé et ne supprime pas les obstacles au traitement du VIH auxquels font face les femmes, la violence contre les femmes continuera à dévaster la vie d'innombrables Zambiennes qui ont un besoin urgent d'un traitement antirétroviral, et multipliera le nombre de malades et de décès qui pourraient être évités,” écrit Nada Ali, l'auteur du rapport de HRW.
Une atteinte aux droits humains
Selon le Fonds de développement des Nations Unies pour la femme (UNIFEM), “la violence contre les femmes est une des violations des droits humains les plus répandues.” En novembre 2007, UNIFEM a lancé une campagne baptisée “Dites Non à la violence contre les femmes”.En Afrique australe, les militantes de la cause des femmes soulignent aujourd'hui que la violence contre les femmes contribue à d'autres fléaux comme la pandémie du sida. Tiseke Kasambala, une militante des droits de la femme du Malawi, affirme qu'il existe un “lien fatal” entre les atteintes aux droits de la femme et la propagation du VIH/sida.La section zambienne de l'organisation “Les Femmes et la Loi en Afrique australe” (Women and the Law in Southern Africa, WLSA), un groupe de recherche et de défense des droits de la femme, explique qu'à moins que cette violence soit combattue, la lutte contre le VIH/sida se révélera encore plus difficile que prévue. “La violence contre les femmes a eu un effet négatif sur le traitement du VIH/sida et c'est une chose inquiétante,” déclare Mme Matrine Chuulu, la coordinatrice nationale de l'organisation.Les ONG sont à la pointe du combat contre cette violence et font campagne auprès des gouvernements afin qu'ils renforcent les lois qui la sanctionnent et en fournissant divers services aux femmes qui en sont victime. La section zambienne de l'Association des jeunes femmes chrétiennes (Young Women’s Christian Association, YWCA), soutenue financièrement par l'Union européenne, dirige un centre d'urgence pour les femmes battues et fournit des services de psychothérapie et de conseil juridique. Selon les données recueillies par cette organisation, sur les 874 cas de violence contre les femmes enregistrés depuis 2006, près de la moitié (427) concernaient des femmes séropositives.
Renforcer la législation
La Zambie est actuellement dépourvue de législation criminelle réprimant la violence sexospécifique, mais le gouvernement s'oriente dans cette direction. Il a amendé le code pénal en 2005 afin de réprimer les attentats à la pudeur, le harcèlement sexuel et le trafic de femmes et d'enfants. En dépit de ces efforts de renforcement de la législation, “le fléau de la violence contre les femmes continue à sévir dans nos foyers et nos communautés,” note le Président Levy Mwanawasa. Dans un discours sur l'état de la nation prononcé début janvier devant le parlement, le Président Mwanawasa a déclaré que le gouvernement présenterait bientôt devant la législature “un projet de loi traitant particulièrement de la violence sexospécifique.” Il a ajouté que le gouvernement accélérerait également les efforts destinés à incorporer les objectifs de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDEF) dans la législation nationale. Il est temps de “faire passer l'ordre du jour des discours à l'action,” déclare l'envoyée spéciale du Secrétaire général de l'ONU pour le VIH/sida en Afrique, Elizabeth Mataka. Il est particulièrement important de faire prendre conscience aux gens de la nécessité de combattre la violence contre les femmes. Elle ajoute que l'action de la police et la loi ne suffiront pas par elles-mêmes à résoudre ce problème. Il est aussi vital de mobiliser la société et “d'entraîner la communauté dans le mouvement.”Cet article peut être reproduit et publié gratuitement.
Veuillez en indiquer l’auteur et la source : “ ONU - Afrique Renouveau, www.un.org/AR ”
Le niveau d'instruction de la femme a un impact sur la mortalité infantile
Le niveau de l'instruction de la femme exerce une influence considérable en ce qui concerne la mortalité infantile et infanto juvénile, ainsi que la fécondité, ont révélé les résultats de l'enquête démographique et de santé (EDS) Congo 2007 publiés dernièrement au cours d'un séminaire organisé à cet effet, par le comité permanent de l'EDS Congo 2007. Le taux de mortalité infantile et infanto- juvénile varie selon le niveau d'instruction de la femme indique l'enquête qui fixe le taux à 209 % pour une mère qui n'a pas d'instruction, contre 84% pour une mère ayant atteint un niveau d'instruction supérieur. Il en est de même pour la fécondité. Selon la même enquête, 2,6 % d'enfants ont été enregistré chez les femmes ayant atteint un niveau d'instruction supérieur contre 7,1 % d'enfants par femme, chez celles sans niveau d'instruction, ou avec un niveau primaire. L'EDS Congo 2007 a prouvé également l'influence de niveau d'instruction sur les soins prénatals et accouchement ainsi que sur la couverture vaccinale.
Kinshasa, 5/09/2008 (ACP/MCN, via mediacongo.net)
Près de deux-tiers des Congolaises ont subi des violences physiques à un moment de leur vie
Près de deux-tiers des femmes congolaises, soit 64% ont déclaré avoir subi des violences physiques à un moment quelconque de leur vie depuis l'âge de 15 ans, selon l'Enquête démographique et de santé (EDS)/RDC 2007. Selon l'enquête, près de la moitié des femmes (49%) ont subi des actes de violence entre 2006 et 2007.
Cette proportion, a révélé l'EDS, est plus élevée chez les femmes en union que chez les femmes célibataires soit 59% contre 30%. L'enquête a également révélé que les femmes dont le mari est souvent ivre courent plus le risque de subir des actes de violence physique ou émotionnelle que celles qui ont un mari qui ne boit pas (82% contre 58%). La majorité de ces femmes, a précisé enfin la source, ont subi des actes de violence alors qu'elles étaient enceintes.
Kinshasa, 4/09/2008 (ACP/MCN, via mediacongo.net)
Manifestations de colère pour la paix
Kinshasa, 04/09/2008 / Société
Objectif de la manifestation : exiger aux casques bleus de la Monuc de contraindre le CNDP de mettre fin aux troubles dans la région.
Selon les mêmes sources, les manifestants ont mis le feu depuis 4 heures du matin sur une auto blindée des casques bleus de la Monuc.
La société civile du territoire de Rushuru dit tenter de calmer la situation. Muhima Lumoho, président de cette structure, affirme que son organisation n’y est pas encore parvenue jusqu’à 10 heures locales.
Selon lui, les manifestants réclament le retour au calme à Rutshuru et exigent aux Casques bleus de la Monuc de contraindre les éléments de CNDP à mettre fin à l’insécurité dans ce territoire.
(GM/Yes) Radiookapi.net
La ministre Lukiana et Mme Bashizi propulsent l’Asbl “ Caravane pour la paix et la solidarité ” en soutien à la lutte contre les violences faites à la femme
Kinshasa, 25/08/2008 / Société
Un nouveau créneau dans la lutte contre les violences faites à la femme : l’Asbl Caravane pour la paix et la solidarité initiée par la Congolaise de la diaspora en Belgique Béatrice Bashizi avec le parrainage de la ministre Marie-Ange Lukiana conviant les bonnes volontés à s’impliquer dans ledit programme.
L’Asbl “ Caravane pour la paix et la solidarité” est désormais opérationnelle depuis vendredi en RDC après son émergence en Belgique. La conférence de presse qui a consacré la sortie officielle de cette structure a servi d’occasion pour démontrer les missions assignées à l’Asbl dont la principale reste la lutte contre les Violences faites à la femme.
Présidée au niveau international par Mme Béatrice Bashizi, la caravane est animée à Kinshasa (RDC) par la ministre de l’Emploi, du Travail et de la Prévoyance sociale, Marie Ange Lukiana Mufwankolo.
Cette dernière a, dans son mot d’introduction, souligné que la caravane pour la paix et la solidarité est une Asbl qui passe pour une des réponses apportées aux problèmes de violence absurde, d’intolérance, d’instrumentalisation et d’exclusion dont les femmes sont victimes en RDC.
Pour elle, ces problèmes sont à la base des déplacements massifs et systématiques ainsi que des traumatismes à travers le pays. Cette fracture sociale générée par des systèmes violents de conquête de pouvoir de la dictature et des armées et par des pillages sauvages des richesses naturelles, a souligné Marie-Ange Lukiana, se traduit par une grande désolation et un profond traumatisme dans le chef des femmes victimes et des populations en général.
Parlant de l’historique, la conférencière du jour, Béatrice Bashizi, présidente internationale et présidente de la caravane en Belgique a fait savoir que l’idée de créer cette Asbl “ Caravane pour la paix et la solidarité ” est venue de Marie Ange-Lukiana. Nous avons partagé cette idée pour enfin décider de la mise en pratique en vue de sensibiliser le monde entier à se lever contre toutes les violences que subissaient et continuent à subir la femme surtout à l’Est de la RDC. En Europe, l’Asbl a vite pris forme au point quelle a obtenu sa personnalité juridique en avril 2007 en Belgique”, a indiqué Béatrice Bashizi, de la diaspora belge.
Poursuivant ses réponses à la presse, elle a déclaré que l’esprit qui anime les femmes de la caravane est celui d’une chaîne de solidarité intercontinentale et intergénérationnelle pour défendre ensemble les principes de non-violence.
De manière générale, a souligné la présidente internationale, la caravane contribue à lutter efficacement contre toute forme de violence faite à l’endroit de la femme et des personnes vulnérables.
Quant aux objectifs spécifiques, Béatrice Bashizi a évoqué la promotion de la paix et de la tolérance, la réduction de la pauvreté et la création des synergies de prévention et d’autoprotection.
Au nombre des stratégies et d’actions de l’Asbl, la conférencière a souligné d’organiser des campagnes de sensibilisation pour dénoncer toutes formes de violence faite à la femme, de véhiculer des messages de paix et de solidarité à travers la RDC, etc.
(DN/Th/Yes) Dorian Kisimba/Forum des As
La population de Luofu, une localité située au Sud du Territoire de Lubero, non loin de l’épicentre de la rébellion du CNDP de Nkunda, est en colère à la suite de 11 cas de violence sexuelle faite à 11 femmes différentes en l’espace de 48 heures.
.
D’après les victimes, leurs violeurs seraient des soldats des Fardc de la 11 ième et 15ieme brigades intégrées. Comme dans plusieurs coins du Nord-Kivu, les rebelles de Nkunda se font passer pour des Fardc et portent des uniformes militaires des Fardc ; et comme tous les commandants militaires des Fardc dans la région de Luofu, sont des tutsis fidèles à Nkunda, la population de Luofu n’a pas hésité à mettre la responsabilité de 11 cas de violence sexuelle faite aux femmes de Luofu le mercredi et le jeudi de la semaine écoulée sur le compte des rebelles du CNDP de Nkunda. Plusieurs Fardc, les rebelles du CNDP, et les FDLR opérant au Nord-Kivu sont des oiseaux de même plumage. Il est en effet drôle que seulement les Fardc en poste au Nord-Kivu et au Sud-Kivu violent sauvagement les femmes. Les tracasseries des Fardc sont connues de tous mais ne comportent pas les mutilations sexuelles des organes génitaux des femmes !
La thèse de la collision entre Fardc, Nkunda et FDLR au Nord-Kivu s’est encore révélée vraie la semaine écoulée. Apres l’annonce du cantonnement des FDLR par le gouvernement congolais, des FDLR qui ont toujours été l’alibi de Nkunda et du Rwanda pour attaquer la R.D. Congo, Nkunda a attaqué les positions des Fardc pour empêcher les opérations de cantonnement. En d’autres termes, Nkunda ne veut pas du cantonnement des FDLR. Au contraire, il en veut aux congolais qu’il envoi mourir dans les camps des déplacés.
Un autre fait surprenant est que malgré l’annonce des attaques de Nkunda contre les Fardc, les Fardc n’avaient pas consolidé leurs positions pour se préparer à l’attaque annoncée. Les rebelles de Nkunda avaient ainsi conquit tous les villages qui étaient sous le contrôle des Fardc, y extirpant les cibles gênant, avant de se laisser chasser par les Fardc et la Monuc. Cela semble être la stratégie d’occupation progressive du Nord-Kivu. Les Fardc laissent Nkunda s’occuper de la sale besogne de chasser les populations de leurs villages avant de les reprendre quelques heures plus tard, avec la différence que ces villages sont vidés de leurs habitants qui ne font que s’ajouter aux deux millions de déplacés de guerre au Nord-Kivu. La question du retour des déplacés chez eux n’est jamais à l’ordre du jour des autorités congolaises et leur sort inquiète les congolais.
Le fait que Nkunda attaque les Fardc pour empêcher le cantonnement des FDLR fait passer les FDLR comme une branche armée de la rébellion de Nkunda et dont le rôle est de jouer à la diversion ou au détournement de l’attention sur le Rwanda, principal soutien à Nkunda. La diversion de la semaine est venue de Kinshasa. Pendant que les congolais s’attendaient à une réaction musclée de Kinshasa face aux attaques de plusieurs villages de Rutshuru par les rebelles de Nkunda, le gouvernement congolais s’est façonné une voie de sortie en annonçant la fermeture de la frontière congolaise avec l’Ouganda et en annoncant que celtte fermeture allait asséner un coup dur à Nkunda. S’il est vrai que les postes frontaliers fermés alimentaient la rébellion de Nkunda, leur fermeture ne veut rien dire car le territoire de Rutshuru est frontalier et au Rwanda et à l’Ouganda. Fermer la frontière de la R.D. Congo avec l’Ouganda, c’est comme fermer une porte et laisser grande ouverte une autre. Autrement dit, la fermeture de la frontière avec l’Ouganda ne peut avoir d’impact que si celle avec le Rwanda est aussi fermée.
Ensuite, même si les frontières avec l’Ouganda et le Rwanda étaient toutes les deux fermées, la question des commandants militaires qui surveilleraient ces frontières fermées reste sans réponse. Il suffit de voir les noms des commandants militaires qui ont en charge les opérations militaires dans le territoire de Rutshuru, et ailleurs au Nord-Kivu pour se rendre compte que Kinshasa ne joue pas franc jeu avec le peuple congolais dans la résolution de la crise du Nord-Kivu. La nomination des commandants pro-Nkunda partout au Nord-Kivu démontre que Kinshasa feint de se battre contre Nkunda, et qu’en réalité il laisse faire Nkunda, lui donnant une grande marge d'action.
Ce qui se passe aujourd’hui au sud du territoire de Lubero est un avertissement que le CNDP de Nkunda est à la porte de Lubero et que ni Kinshasa ni la Monuc ne font rien pour empêcher cette progression de la mort. Les Beniluberois doivent se préparer à toute éventualité !
Rigobert Kanduki Goma Beni-Lubero Online
La violence contre les femmes, un obstacle à la lutte contre le sida
Cet article peut être reproduit et publié gratuitement.
Veuillez en indiquer l’auteur et la source : “ ONU - Afrique Renouveau, www.un.org/AR ”
En Zambie, des militantes combattent un "lien fatal"
Par Reginald Tomba, de Lusaka pour Afrique Renouveau, un magazine de l’Organisation des Nations Unies
Maria est séropositive, elle est atteinte du VIH, le virus qui cause le sida. Aujourd'hui, les médicaments antirétroviraux sont plus largement disponibles et devraient contribuer à améliorer son état de santé et à prolonger sa vie. Mais la poursuite de sa thérapie est menacée, car elle craint que son mari découvre qu'elle est séropositive et qu'il se livre à des violences verbales ou même qu'il demande le divorce. Maria explique donc qu'elle doit dissimuler les médicaments antirétroviraux et qu'elle ne les prend que quand son mari est absent. Comme elle cache soigneusement ses comprimés, il lui arrive d’oublier de les prendre.Selon le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA), il y a dans le monde 33,2 millions de personnes qui vivent avec le VIH, dont 15,4 millions de femmes. En Afrique, les femmes constituent entre 59 et 61 % du nombre total d'adultes séropositifs. La violence que subissent les femmes est un des facteurs qui les rendent plus vulnérables à l'infection, cette violence est aussi un obstacle aux traitements.L'histoire de Maria est un des nombreux cas documentés par Human Rights Watch (HRW) dans deux des neuf provinces de Zambie. L’ONG, dont le siège est à New York, avertit que si la violence contre les femmes n'est pas combattue, le vaste programme lancé par le gouvernement pour distribuer gratuitement des antirétroviraux par l'intermédiaire du système de santé public ira à l'échec. Ng’andu Magande, Ministre des finances et de la planification, rapporte que fin 2007 137 000 personnes bénéficiaient d'une thérapie antirétrovirale contre seulement 75 000 en 2006.“Si le Gouvernement zambien n'introduit pas de réformes dans le domaine juridique et dans le système de santé et ne supprime pas les obstacles au traitement du VIH auxquels font face les femmes, la violence contre les femmes continuera à dévaster la vie d'innombrables Zambiennes qui ont un besoin urgent d'un traitement antirétroviral, et multipliera le nombre de malades et de décès qui pourraient être évités,” écrit Nada Ali, l'auteur du rapport de HRW.
Une atteinte aux droits humains
Selon le Fonds de développement des Nations Unies pour la femme (UNIFEM), “la violence contre les femmes est une des violations des droits humains les plus répandues.” En novembre 2007, UNIFEM a lancé une campagne baptisée “Dites Non à la violence contre les femmes”.En Afrique australe, les militantes de la cause des femmes soulignent aujourd'hui que la violence contre les femmes contribue à d'autres fléaux comme la pandémie du sida. Tiseke Kasambala, une militante des droits de la femme du Malawi, affirme qu'il existe un “lien fatal” entre les atteintes aux droits de la femme et la propagation du VIH/sida.La section zambienne de l'organisation “Les Femmes et la Loi en Afrique australe” (Women and the Law in Southern Africa, WLSA), un groupe de recherche et de défense des droits de la femme, explique qu'à moins que cette violence soit combattue, la lutte contre le VIH/sida se révélera encore plus difficile que prévue. “La violence contre les femmes a eu un effet négatif sur le traitement du VIH/sida et c'est une chose inquiétante,” déclare Mme Matrine Chuulu, la coordinatrice nationale de l'organisation.Les ONG sont à la pointe du combat contre cette violence et font campagne auprès des gouvernements afin qu'ils renforcent les lois qui la sanctionnent et en fournissant divers services aux femmes qui en sont victime. La section zambienne de l'Association des jeunes femmes chrétiennes (Young Women’s Christian Association, YWCA), soutenue financièrement par l'Union européenne, dirige un centre d'urgence pour les femmes battues et fournit des services de psychothérapie et de conseil juridique. Selon les données recueillies par cette organisation, sur les 874 cas de violence contre les femmes enregistrés depuis 2006, près de la moitié (427) concernaient des femmes séropositives.
Renforcer la législation
La Zambie est actuellement dépourvue de législation criminelle réprimant la violence sexospécifique, mais le gouvernement s'oriente dans cette direction. Il a amendé le code pénal en 2005 afin de réprimer les attentats à la pudeur, le harcèlement sexuel et le trafic de femmes et d'enfants. En dépit de ces efforts de renforcement de la législation, “le fléau de la violence contre les femmes continue à sévir dans nos foyers et nos communautés,” note le Président Levy Mwanawasa. Dans un discours sur l'état de la nation prononcé début janvier devant le parlement, le Président Mwanawasa a déclaré que le gouvernement présenterait bientôt devant la législature “un projet de loi traitant particulièrement de la violence sexospécifique.” Il a ajouté que le gouvernement accélérerait également les efforts destinés à incorporer les objectifs de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDEF) dans la législation nationale. Il est temps de “faire passer l'ordre du jour des discours à l'action,” déclare l'envoyée spéciale du Secrétaire général de l'ONU pour le VIH/sida en Afrique, Elizabeth Mataka. Il est particulièrement important de faire prendre conscience aux gens de la nécessité de combattre la violence contre les femmes. Elle ajoute que l'action de la police et la loi ne suffiront pas par elles-mêmes à résoudre ce problème. Il est aussi vital de mobiliser la société et “d'entraîner la communauté dans le mouvement.”Cet article peut être reproduit et publié gratuitement.
Veuillez en indiquer l’auteur et la source : “ ONU - Afrique Renouveau, www.un.org/AR ”
Le niveau d'instruction de la femme a un impact sur la mortalité infantile
Le niveau de l'instruction de la femme exerce une influence considérable en ce qui concerne la mortalité infantile et infanto juvénile, ainsi que la fécondité, ont révélé les résultats de l'enquête démographique et de santé (EDS) Congo 2007 publiés dernièrement au cours d'un séminaire organisé à cet effet, par le comité permanent de l'EDS Congo 2007. Le taux de mortalité infantile et infanto- juvénile varie selon le niveau d'instruction de la femme indique l'enquête qui fixe le taux à 209 % pour une mère qui n'a pas d'instruction, contre 84% pour une mère ayant atteint un niveau d'instruction supérieur. Il en est de même pour la fécondité. Selon la même enquête, 2,6 % d'enfants ont été enregistré chez les femmes ayant atteint un niveau d'instruction supérieur contre 7,1 % d'enfants par femme, chez celles sans niveau d'instruction, ou avec un niveau primaire. L'EDS Congo 2007 a prouvé également l'influence de niveau d'instruction sur les soins prénatals et accouchement ainsi que sur la couverture vaccinale.
Kinshasa, 5/09/2008 (ACP/MCN, via mediacongo.net)
Près de deux-tiers des Congolaises ont subi des violences physiques à un moment de leur vie
Près de deux-tiers des femmes congolaises, soit 64% ont déclaré avoir subi des violences physiques à un moment quelconque de leur vie depuis l'âge de 15 ans, selon l'Enquête démographique et de santé (EDS)/RDC 2007. Selon l'enquête, près de la moitié des femmes (49%) ont subi des actes de violence entre 2006 et 2007.
Cette proportion, a révélé l'EDS, est plus élevée chez les femmes en union que chez les femmes célibataires soit 59% contre 30%. L'enquête a également révélé que les femmes dont le mari est souvent ivre courent plus le risque de subir des actes de violence physique ou émotionnelle que celles qui ont un mari qui ne boit pas (82% contre 58%). La majorité de ces femmes, a précisé enfin la source, ont subi des actes de violence alors qu'elles étaient enceintes.
Kinshasa, 4/09/2008 (ACP/MCN, via mediacongo.net)
Manifestations de colère pour la paix
Kinshasa, 04/09/2008 / Société
Objectif de la manifestation : exiger aux casques bleus de la Monuc de contraindre le CNDP de mettre fin aux troubles dans la région.
Selon les mêmes sources, les manifestants ont mis le feu depuis 4 heures du matin sur une auto blindée des casques bleus de la Monuc.
La société civile du territoire de Rushuru dit tenter de calmer la situation. Muhima Lumoho, président de cette structure, affirme que son organisation n’y est pas encore parvenue jusqu’à 10 heures locales.
Selon lui, les manifestants réclament le retour au calme à Rutshuru et exigent aux Casques bleus de la Monuc de contraindre les éléments de CNDP à mettre fin à l’insécurité dans ce territoire.
(GM/Yes) Radiookapi.net
La ministre Lukiana et Mme Bashizi propulsent l’Asbl “ Caravane pour la paix et la solidarité ” en soutien à la lutte contre les violences faites à la femme
Kinshasa, 25/08/2008 / Société
Un nouveau créneau dans la lutte contre les violences faites à la femme : l’Asbl Caravane pour la paix et la solidarité initiée par la Congolaise de la diaspora en Belgique Béatrice Bashizi avec le parrainage de la ministre Marie-Ange Lukiana conviant les bonnes volontés à s’impliquer dans ledit programme.
L’Asbl “ Caravane pour la paix et la solidarité” est désormais opérationnelle depuis vendredi en RDC après son émergence en Belgique. La conférence de presse qui a consacré la sortie officielle de cette structure a servi d’occasion pour démontrer les missions assignées à l’Asbl dont la principale reste la lutte contre les Violences faites à la femme.
Présidée au niveau international par Mme Béatrice Bashizi, la caravane est animée à Kinshasa (RDC) par la ministre de l’Emploi, du Travail et de la Prévoyance sociale, Marie Ange Lukiana Mufwankolo.
Cette dernière a, dans son mot d’introduction, souligné que la caravane pour la paix et la solidarité est une Asbl qui passe pour une des réponses apportées aux problèmes de violence absurde, d’intolérance, d’instrumentalisation et d’exclusion dont les femmes sont victimes en RDC.
Pour elle, ces problèmes sont à la base des déplacements massifs et systématiques ainsi que des traumatismes à travers le pays. Cette fracture sociale générée par des systèmes violents de conquête de pouvoir de la dictature et des armées et par des pillages sauvages des richesses naturelles, a souligné Marie-Ange Lukiana, se traduit par une grande désolation et un profond traumatisme dans le chef des femmes victimes et des populations en général.
Parlant de l’historique, la conférencière du jour, Béatrice Bashizi, présidente internationale et présidente de la caravane en Belgique a fait savoir que l’idée de créer cette Asbl “ Caravane pour la paix et la solidarité ” est venue de Marie Ange-Lukiana. Nous avons partagé cette idée pour enfin décider de la mise en pratique en vue de sensibiliser le monde entier à se lever contre toutes les violences que subissaient et continuent à subir la femme surtout à l’Est de la RDC. En Europe, l’Asbl a vite pris forme au point quelle a obtenu sa personnalité juridique en avril 2007 en Belgique”, a indiqué Béatrice Bashizi, de la diaspora belge.
Poursuivant ses réponses à la presse, elle a déclaré que l’esprit qui anime les femmes de la caravane est celui d’une chaîne de solidarité intercontinentale et intergénérationnelle pour défendre ensemble les principes de non-violence.
De manière générale, a souligné la présidente internationale, la caravane contribue à lutter efficacement contre toute forme de violence faite à l’endroit de la femme et des personnes vulnérables.
Quant aux objectifs spécifiques, Béatrice Bashizi a évoqué la promotion de la paix et de la tolérance, la réduction de la pauvreté et la création des synergies de prévention et d’autoprotection.
Au nombre des stratégies et d’actions de l’Asbl, la conférencière a souligné d’organiser des campagnes de sensibilisation pour dénoncer toutes formes de violence faite à la femme, de véhiculer des messages de paix et de solidarité à travers la RDC, etc.
(DN/Th/Yes) Dorian Kisimba/Forum des As
vendredi 22 août 2008
L’Observatoire de la parité en RDC
La société congolaise est devenue plus consciente de la nécessité d’éliminer les inégalités de genre dans le pays et cela s’est traduit dans l’article 14 de la nouvelle Constitution :
« La femme a droit à une représentation équitable au sein des institutions nationales, provinciales et locales. L’Etat garantit la mise en oeuvre progressive de la parité homme-femme dans lesdites institutions. »
Il y a cependant une réelle difficulté à évaluer l’ampleur exacte des inégalités hommes/femmes dans la société congolaise, et de s’assurer qu’elles sont effectivement en voie de réduction. Or, il est vital de pouvoir suivre et évaluer l’impact des politiques visant à réduire les disparités entre les hommes et les femmes. L’Observatoire de la parité veut combler cette lacune et a pour mission d’assurer le suivi des progrès de la parité en RDC au niveau du pouvoir social, du pouvoir économique et, dans un premier temps, du pouvoir politique en surveillant et en stimulant la mise en œuvre effective de la parité. L’Observatoire de la parité est un mécanisme de vigilance et de suivi effectif de la parité et de l’égalité entre les sexes et de la promotion de la femme, à travers deux instruments : un Indice de la parité et un Tableau de bord. Ces deux outils serviront de base à des actions de Plaidoyer et de Sensibilisation.
Questions/Réponses sur l’Observatoire de la Parité
http://www.observatoiredelaparite.org/spip.php?page=sommaire
Q : Espérance Mawanzo, vous êtes la Directrice de l’Observatoire de la Parité qui vient d’être créé à l’occasion du 8 mars, Journée Internationale de la Femme. Pourquoi avez-vous mis en place cet Observatoire de la parité en RDC ?
E.M. : La société congolaise est devenue plus consciente de la nécessité d’éliminer les inégalités entre hommes et femmes, les inégalités de genre dans notre pays et cela s’est traduit dans l’article 14 de la nouvelle Constitution : « La femme a droit à une représentation équitable au sein des institutions nationales, provinciales et locales. L’Etat garantit la mise en oeuvre progressive de la parité homme-femme dans lesdites institutions. »
Il y a cependant une réelle difficulté à évaluer l’ampleur exacte des inégalités hommes/femmes dans la société congolaise, et de s’assurer qu’elles sont effectivement en voie de réduction. Or, il est non seulement vital de pouvoir faire l’état des lieux mais aussi de disposer d’un moyen efficace de suivi et d’évaluation de l’impact des politiques visant à réduire les disparités entre les hommes et les femmes en RDC. Ce moyen n’existait pas. L’Observatoire de la parité veut combler cette lacune et a pour mission d’assurer un suivi permanent des progrès de la parité en RDC au niveau du pouvoir social, du pouvoir économique et, dans un premier temps, du pouvoir politique en surveillant et en stimulant la mise en œuvre effective de la parité.
Q : Que va faire concrètement l’Observatoire de la parité ?
E.M. : L’Observatoire de la parité, dont l’instrument principal est le site web www.observatoiredelaparite.org est un mécanisme de vigilance et de suivi effectif de la parité entre les sexes et de la promotion de la femme congolaise à travers deux instruments : un Indice de la parité et un Tableau de bord d’évaluation de l’action de l’Etat dans ce domaine. Ces deux outils serviront eux-mêmes de base à des actions de Plaidoyer et de Sensibilisation.
Q : Pouvez-vous nous expliquer ce qu’est l’ Indice de la parité ?
E.M. : L’indice de la parité va permettre de fournir des données précises, chiffrées et des informations statistiques relatives à l’égalité entre les sexes en RDC. Il mesure, dans différents domaines, l’écart entre la condition des hommes et des femmes en RDC et met à la disposition des décideurs, des spécialistes sur les questions de genre, des ONGs, etc. un instrument de suivi efficace, valable, fiable et facile à utiliser. _Dans un premier temps, dès le démarrage de l’Observatoire, l’indice de la parité se concentre prioritairement sur le « pouvoir politique » et évalue si les femmes ont les mêmes possibilités que les hommes d’occuper des postes de responsabilité dans les pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire au niveau national mais aussi au niveau provincial et local. _Dès à présent, on peut trouver sur le site www.observatoiredelaparite.org des statistiques sur la participation des femmes à la vie politique et plus précisément si les femmes ont les mêmes possibilités que les hommes d’occuper des postes de responsabilité.
Le premier indicateur du degré de parité est le nombre de sièges détenus par les femmes et donc la proportion de femmes au parlement national, Assemblée nationale et Sénat. Cet indicateur sera complété prochainement par le nombre de femmes présidentes de commissions et de comités parlementaires.
Le deuxième indicateur est le nombre de ministres y compris vice-ministres qui sont des femmes. Cet indicateur sera complété par un autre qui mesurera le nombre de femmes ministres dans des ministères autres que ceux voués aux questions sociales (santé, éducation, affaires sociales, emploi, etc.) ainsi que le nombre de femmes qui occupent des postesde directrices de cabinet ou de secrétaire générale dans divers ministères. Le nombred’ambassadrices sera inclu dans ce dernier indicateur
Q : L’Observatoire de la parité va-t-il se limiter à fournir des données seulement au niveau central ?
E.M. : Non, pas du tout. La parité, en effet, ne doit pas se construire qu’au sommet mais doit aussi être décentralisée. Un troisième indicateur qui exige davantage de recherche, est également déjà disponible. Il s’agit du nombre de femmes qui siègent dans les assemblées provinciales ainsi que dans les fonctions exécutives provinciales (Gouverneur, Vice-Gouverneur, Ministres provinciaux). Cet indicateur est d’autant plus important que, en RDC, la décentralisation et le développement local sont à l’ordre du jour (Députés provinciaux) .
Le quatrième indicateur, que nous sommes en train de finaliser, est celui de la proportion de femmes actuellement dans l’administration territoriale (Administrateur de territoire et Administrateur de territoire adjoint). Il devra dans quelques mois être complété par un autre indicateur, celui du nombre de femmes qui siègeront dans les assemblées locales après les prochaines élections au scrutin direct organisées à ce niveau, ainsi que dans les fonctions exécutives locales (Maire, Bourgmestre, Chefs de Secteurs et de Chefferies, etc.) après les élections au scrutin indirect. Cet indicateur est d’autant plus important que les élections au niveau des entités locales décentralisées sont aussi à l’ordre du jour en 2008 et que rien ne permet d’être optimiste sur la proportion de femmes qui seront élues dans ces entités locales décentralisées. (Conseillers de Secteur et de Chefferie)
Q : L’Observatoire de la parité ne s’intéressera qu’à la proportion de femmes élues dans les institutions nationales, provinciales et locales ?
E.M. : Non pas du tout. Nous publions déjà d’autres indicateurs comme celui du nombre de femmes dans le pouvoir judiciaire , donc de magistrates dans les cours et tribunaux civils et militaires.
L’Observatoire rendra aussi public le nombre de femmes directrices dans la fonction publique et dans es entreprises publiques.
D’autres indicateurs enfin mesureront le nombre de personnes désagrégé par sexe dans les organes dirigeants des partis politiques ainsi que dans les composantes de la société civile. : les ONG, les associations à base communautaire, les confessions religieuses, les syndicats, les associations d’employeurs, les associations de professions libérales, etc
Q : En quoi consiste le Tableau de bord ?
E.M. : Le Tableau de bord complète l’Indice de la Parité. Ce Tableau permet de faire le suivi des progrès réalisés par le gouvernement et de mesurer l’efficacité des politiques nationales de genre et de mise en œuvre de la parité - prioritairement la mise en oeuvre progressive de la parité homme-femme dans des institutions nationales, provinciales et locales - et leur impact sur la démarginalisation des femmes. _Le Tableau de bord examinera essentiellement les mesures que le gouvernement a prises ou n’a pas prises concernant le pouvoir d’action politique des femmes et leur présence dans les institutions. Il indiquera les domaines dans lesquels le gouvernement aura réalisé des progrès et les domaines de mise en œuvre dans lesquels il existe des lacunes. Il sera le bulletin d’évaluation du respect des engagements pris et attribuera une cote positive ou négative en fonction du respect ou non de tous ces engagements. L’Observatoire de la Parité publiera périodiquement les résultats de cette évaluation et mettra également en évidence les meilleures pratiques.
Q : L’Observatoire de la parité va-t-il se limiter à faire des évaluations et à distribuer des bons et des mauvais points ?
E.M. : L’Observatoire de la parité n’entend pas se limiter à une observation passive et critique mais se veut dynamique et constructif en développant des Actions de plaidoyer qui auront pour objectifs principaux l’insertion dans les lois particulières de dispositions mettant en œuvre la parité. Il fera aussi un plaidoyer actif pour la promotion des nominations de femmes dans les institutions.
L’Observatoire entreprendra également des Actions de sensibilisation du grand public, principalement par des campagnes à travers les médias, et qui favoriseront la sensibilisation aux questions liées à l’égalité entre les sexes, et présenteront des alternatives sous forme de bonnes pratiques tant nationales qu’internationales. Elles permettront également aux femmes de s’exprimer sur les questions d’inégalités entre les sexes en matière de participation politique, économique, sociale ainsi que de répartition des rôles masculin et féminin dans l’éducation et dans la vie familiale et sociale.
« La femme a droit à une représentation équitable au sein des institutions nationales, provinciales et locales. L’Etat garantit la mise en oeuvre progressive de la parité homme-femme dans lesdites institutions. »
Il y a cependant une réelle difficulté à évaluer l’ampleur exacte des inégalités hommes/femmes dans la société congolaise, et de s’assurer qu’elles sont effectivement en voie de réduction. Or, il est vital de pouvoir suivre et évaluer l’impact des politiques visant à réduire les disparités entre les hommes et les femmes. L’Observatoire de la parité veut combler cette lacune et a pour mission d’assurer le suivi des progrès de la parité en RDC au niveau du pouvoir social, du pouvoir économique et, dans un premier temps, du pouvoir politique en surveillant et en stimulant la mise en œuvre effective de la parité. L’Observatoire de la parité est un mécanisme de vigilance et de suivi effectif de la parité et de l’égalité entre les sexes et de la promotion de la femme, à travers deux instruments : un Indice de la parité et un Tableau de bord. Ces deux outils serviront de base à des actions de Plaidoyer et de Sensibilisation.
Questions/Réponses sur l’Observatoire de la Parité
http://www.observatoiredelaparite.org/spip.php?page=sommaire
Q : Espérance Mawanzo, vous êtes la Directrice de l’Observatoire de la Parité qui vient d’être créé à l’occasion du 8 mars, Journée Internationale de la Femme. Pourquoi avez-vous mis en place cet Observatoire de la parité en RDC ?
E.M. : La société congolaise est devenue plus consciente de la nécessité d’éliminer les inégalités entre hommes et femmes, les inégalités de genre dans notre pays et cela s’est traduit dans l’article 14 de la nouvelle Constitution : « La femme a droit à une représentation équitable au sein des institutions nationales, provinciales et locales. L’Etat garantit la mise en oeuvre progressive de la parité homme-femme dans lesdites institutions. »
Il y a cependant une réelle difficulté à évaluer l’ampleur exacte des inégalités hommes/femmes dans la société congolaise, et de s’assurer qu’elles sont effectivement en voie de réduction. Or, il est non seulement vital de pouvoir faire l’état des lieux mais aussi de disposer d’un moyen efficace de suivi et d’évaluation de l’impact des politiques visant à réduire les disparités entre les hommes et les femmes en RDC. Ce moyen n’existait pas. L’Observatoire de la parité veut combler cette lacune et a pour mission d’assurer un suivi permanent des progrès de la parité en RDC au niveau du pouvoir social, du pouvoir économique et, dans un premier temps, du pouvoir politique en surveillant et en stimulant la mise en œuvre effective de la parité.
Q : Que va faire concrètement l’Observatoire de la parité ?
E.M. : L’Observatoire de la parité, dont l’instrument principal est le site web www.observatoiredelaparite.org est un mécanisme de vigilance et de suivi effectif de la parité entre les sexes et de la promotion de la femme congolaise à travers deux instruments : un Indice de la parité et un Tableau de bord d’évaluation de l’action de l’Etat dans ce domaine. Ces deux outils serviront eux-mêmes de base à des actions de Plaidoyer et de Sensibilisation.
Q : Pouvez-vous nous expliquer ce qu’est l’ Indice de la parité ?
E.M. : L’indice de la parité va permettre de fournir des données précises, chiffrées et des informations statistiques relatives à l’égalité entre les sexes en RDC. Il mesure, dans différents domaines, l’écart entre la condition des hommes et des femmes en RDC et met à la disposition des décideurs, des spécialistes sur les questions de genre, des ONGs, etc. un instrument de suivi efficace, valable, fiable et facile à utiliser. _Dans un premier temps, dès le démarrage de l’Observatoire, l’indice de la parité se concentre prioritairement sur le « pouvoir politique » et évalue si les femmes ont les mêmes possibilités que les hommes d’occuper des postes de responsabilité dans les pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire au niveau national mais aussi au niveau provincial et local. _Dès à présent, on peut trouver sur le site www.observatoiredelaparite.org des statistiques sur la participation des femmes à la vie politique et plus précisément si les femmes ont les mêmes possibilités que les hommes d’occuper des postes de responsabilité.
Le premier indicateur du degré de parité est le nombre de sièges détenus par les femmes et donc la proportion de femmes au parlement national, Assemblée nationale et Sénat. Cet indicateur sera complété prochainement par le nombre de femmes présidentes de commissions et de comités parlementaires.
Le deuxième indicateur est le nombre de ministres y compris vice-ministres qui sont des femmes. Cet indicateur sera complété par un autre qui mesurera le nombre de femmes ministres dans des ministères autres que ceux voués aux questions sociales (santé, éducation, affaires sociales, emploi, etc.) ainsi que le nombre de femmes qui occupent des postesde directrices de cabinet ou de secrétaire générale dans divers ministères. Le nombred’ambassadrices sera inclu dans ce dernier indicateur
Q : L’Observatoire de la parité va-t-il se limiter à fournir des données seulement au niveau central ?
E.M. : Non, pas du tout. La parité, en effet, ne doit pas se construire qu’au sommet mais doit aussi être décentralisée. Un troisième indicateur qui exige davantage de recherche, est également déjà disponible. Il s’agit du nombre de femmes qui siègent dans les assemblées provinciales ainsi que dans les fonctions exécutives provinciales (Gouverneur, Vice-Gouverneur, Ministres provinciaux). Cet indicateur est d’autant plus important que, en RDC, la décentralisation et le développement local sont à l’ordre du jour (Députés provinciaux) .
Le quatrième indicateur, que nous sommes en train de finaliser, est celui de la proportion de femmes actuellement dans l’administration territoriale (Administrateur de territoire et Administrateur de territoire adjoint). Il devra dans quelques mois être complété par un autre indicateur, celui du nombre de femmes qui siègeront dans les assemblées locales après les prochaines élections au scrutin direct organisées à ce niveau, ainsi que dans les fonctions exécutives locales (Maire, Bourgmestre, Chefs de Secteurs et de Chefferies, etc.) après les élections au scrutin indirect. Cet indicateur est d’autant plus important que les élections au niveau des entités locales décentralisées sont aussi à l’ordre du jour en 2008 et que rien ne permet d’être optimiste sur la proportion de femmes qui seront élues dans ces entités locales décentralisées. (Conseillers de Secteur et de Chefferie)
Q : L’Observatoire de la parité ne s’intéressera qu’à la proportion de femmes élues dans les institutions nationales, provinciales et locales ?
E.M. : Non pas du tout. Nous publions déjà d’autres indicateurs comme celui du nombre de femmes dans le pouvoir judiciaire , donc de magistrates dans les cours et tribunaux civils et militaires.
L’Observatoire rendra aussi public le nombre de femmes directrices dans la fonction publique et dans es entreprises publiques.
D’autres indicateurs enfin mesureront le nombre de personnes désagrégé par sexe dans les organes dirigeants des partis politiques ainsi que dans les composantes de la société civile. : les ONG, les associations à base communautaire, les confessions religieuses, les syndicats, les associations d’employeurs, les associations de professions libérales, etc
Q : En quoi consiste le Tableau de bord ?
E.M. : Le Tableau de bord complète l’Indice de la Parité. Ce Tableau permet de faire le suivi des progrès réalisés par le gouvernement et de mesurer l’efficacité des politiques nationales de genre et de mise en œuvre de la parité - prioritairement la mise en oeuvre progressive de la parité homme-femme dans des institutions nationales, provinciales et locales - et leur impact sur la démarginalisation des femmes. _Le Tableau de bord examinera essentiellement les mesures que le gouvernement a prises ou n’a pas prises concernant le pouvoir d’action politique des femmes et leur présence dans les institutions. Il indiquera les domaines dans lesquels le gouvernement aura réalisé des progrès et les domaines de mise en œuvre dans lesquels il existe des lacunes. Il sera le bulletin d’évaluation du respect des engagements pris et attribuera une cote positive ou négative en fonction du respect ou non de tous ces engagements. L’Observatoire de la Parité publiera périodiquement les résultats de cette évaluation et mettra également en évidence les meilleures pratiques.
Q : L’Observatoire de la parité va-t-il se limiter à faire des évaluations et à distribuer des bons et des mauvais points ?
E.M. : L’Observatoire de la parité n’entend pas se limiter à une observation passive et critique mais se veut dynamique et constructif en développant des Actions de plaidoyer qui auront pour objectifs principaux l’insertion dans les lois particulières de dispositions mettant en œuvre la parité. Il fera aussi un plaidoyer actif pour la promotion des nominations de femmes dans les institutions.
L’Observatoire entreprendra également des Actions de sensibilisation du grand public, principalement par des campagnes à travers les médias, et qui favoriseront la sensibilisation aux questions liées à l’égalité entre les sexes, et présenteront des alternatives sous forme de bonnes pratiques tant nationales qu’internationales. Elles permettront également aux femmes de s’exprimer sur les questions d’inégalités entre les sexes en matière de participation politique, économique, sociale ainsi que de répartition des rôles masculin et féminin dans l’éducation et dans la vie familiale et sociale.
jeudi 21 août 2008
RDC: près de la moitié des populations de l'est "vit dans la peur"
KINSHASA - Près de la moitié des populations de l'est de la République démocratique du Congo (RDC) a été menacée de mort, battue ou prise en esclavage par les groupes armés qui sévissent dans la région, indique un rapport du Centre international pour une justice transitionnelle (ITCJ)."Un tiers des 2.620 personnes interrogées a été enlevé plus d'une semaine", souligne l'ONG basée à New-York dans son rapport intitulé "Vivre dans la peur" transmis mercredi à l'AFP à Kinshasa.Cette enquête menée de septembre à décembre 2007 fait également état d'un taux élevé de violences sexuelles commises par les différents groupes armés dans le district de l'Ituri, la Province Orientale et dans les régions du Nord et du Sud-Kivu, en proie à un conflit armé depuis une dizaine d'années.Dans ce rapport, l'ONG américaine met également en cause les soldats gouvernementaux déployés dans l'est et demande que les auteurs de ces actes soient traduits devant la justice nationale et internationale.Selon le document, "23% des personnes interrogées disent avoir été témoin d'un acte de violence sexuelle, et 16% d'entre elles rapportent avoir été victimes de violence sexuelle".Pour mettre fin à ces violences, ITCJ demande au gouvernement congolais d'"appliquer concrètement les conclusions des négociations de paix récentes", qui se sont traduites par l'accord de paix de Goma entre les belligérants.Cette organisation recommande des "réformes efficaces" dans le secteur de la sécurité pour permettre à l'armée et la police d'être "des défenseurs des droits de l'Homme plutôt que des violeurs".Elle invite aussi le gouvernement à engager "des réformes efficaces" dans le secteur judiciaire afin de mettre fin à l'impunité.ITCJ encourage également un "dialogue intercommunautaire" pour résoudre les différends sociaux, faciliter la réintégration d'ex-combattants ainsi que le retour des personnes déplacées et des réfugiés.Aux nombreux groupes armés qui sévissent dans la région, ITCJ recommande le respect des engagements pour faciliter le processus de démobilisation, de désarmement et de réintégration.Malgré l'accord de paix de Goma de janvier 2008, les affrontements se poursuivent entre les milices armées et les Forces armées congolaises (Fardc), provoquant le déplacement des populations civiles.L'organisation demande par ailleurs au gouvernement rwandais de "s'engager dans une collaboration réelle" avec Kinshasa pour résoudre le problème des ex-combattants hutus rwandais réfugiés depuis 14 ans dans l'est de la RDC, après le génocide rwandais.(©AFP / 20 août 2008 19h19)
RDC : L';ONU FORME LA POLICE À PROTÉGER LES VICTIMES DE VIOLENCES SEXUELLES
New York, Aug 21 2008 2:00PM
Des agents de la police nationale du Nord Kivu, en République démocratique du Congo (RDC), ont suivi une formation sur la lutte contre les violences sexuelles dans le pays, annonce jeudi la <" http://www.monuc.org/home.aspx?lang=fr">MONUC.
« 37 inspecteurs et officiers de police judiciaire des territoires de Béni, Butembo et Lubero, dans la province de Nord Kivu ont suivi une formation, sur la protection des victimes des violences sexuelles, indique un communiqué.
Les participants ont été informé des nouvelles lois réprimant les violences sexuelles en RDC, de l';état des lois existantes et du droit international en la matière, des différentes formes de violences sexuelles, des attributions de la police, et de la prise en charge des victimes de violences sexuelles et des témoins de ces violences.
A l';issue de travaux, les policiers se sont engagés à ne pas recourir aux amendes transactionnelles en matière de violences sexuelles sur le plan pénal.
2008-08-21 00:00:00.000
________________
Veuillez consulter le site du Centre de nouvelles ONU pour plus d'information http://www.un.org/french/newscentre/
20.08.08 Refec pour la réhabilitation de la femme (L’Av)
Le Réseau des Femmes des Entreprises du Congo Refec, en sigle, s’est réuni à la 11ème session de formation autour du thème " les politiques et stratégies pour une contribution efficiente de la femme à la croissance, au développement et la pérennité de l’entreprise " ; la salle de conférence de la Paroisse Notre Dame de Fatima a servi de cadre à cette réunion du lundi 18 à aujourd’hui 20 août.
La cérémonie d’ouverture a eu lieu en présence des Ministres du gouvernement central, des honorables député, des chefs de Missions diplomatiques, des Représentants des organismes nationaux et internationaux, des ADG, ainsi que des membres du comité de Gestion.
L’objectif recherché durant cette nouvelle session de formation qui s’est ouvert à ce jour, a déclaré la coordonnatrice dans son adresse, sera de stimuler la femme à prendre une part active à la marche de l’entreprise.
Il s’agira entre autres de lui offrir l’opportunité de s’approprier les textes légaux et réglementaires qui régissent l’entreprise, renforcer ses capacités dans les domaines d’activité des entreprises, identifier les obstacles qui empêchent la femme de contribuer de manière plus efficace à la vie et au progrès de l’entreprise. Aujourd’hui, plus que jamais, a-t-elle poursuivit, il importe que les capacités de la femme au sein de l’entreprise soient renforcées de manière à ce que la parité ne soit plus une faveur réclamée à corps et à cri par les femmes, mais plutôt une réalité qui tienne compte des compétences égales entre les deux sexes.
C’est pour cette raison que le Refec s’emploi à rendre la femme plus active dans les entreprises afin de la rendre l’égal de l’homme dans la gestion de la chose publique. Cette 11ème session de formation est un signal fort de la détermination du Refec d’exploiter les énergies potentielles pour réussir cette campagne de réhabilitation de la femme.
Le Refec s’emploiera à plaider pour la cause du Gender et à exhorter les autorités à respecter les engagements souscrits par l’Etat à ce sujet. Les points focaux essaimés dans les entreprises se chargeront d’assurer la solidarité entre les femmes qui y oeuvrent de manière à faire triompher l’idéal de l’épanouissement de la femme.
Mme Agnès Mwadi, coordonnatrice du Refec a appelé les participants à mesurer le privilège qui est le leur en participant à cette session de formation. La mission qui attend les participantes est une mission exaltante, mais leur tâche est très difficile. Mais avec la détermination et le sens du don de soi, les femmes arriveront à atteindre leur finalité. Vous être donc appelés à être les portes flambeau d’une cause juste et noble, celle de la renaissance de la femme congolaise longtemps brimée, qui a pour objectif le rétablissement d’une justice nécessaire à la société, a conclu l’oratrice à l’intention des participants.
Rébecca Muzama L'ACCC pour exalter les valeurs intrinsèques de la femme
" La femme miroir de la société " est le thème choisi par M. Georges Nzuzi, président de l'Association congolaise des critiques cinématographiques (ACCC) pour exalter les valeurs intrinsèques de cette catégorie.
Se confiant à l'Agence Congolaise de Presse (ACP), M. Nzuzi a indiqué que son association a initié une action qui met en exergue les valeurs intrinsèques, culturelles et l'identité de la femme dans son environnement, tout en soulignant que la femme est la vraie image tant recherchée dans le monde actuel.
M. Nzuzi a annoncé dans ce contexte, le projet d'organisation d'un forum axé sur le thème " Femme, cinéma, paix et développement ", qui pourrait avoir lieu dans les tout prochains jours à Kinshasa pour permettre à la femme de retrouver un espace d'expression où elle pourra manifester ses ambitions.
" Honorer la femme à travers ses droits et sa place dans la communauté ", a dit M. Georges, " constitue la mission première de la communauté auprès de cette dernière ", avant d'indiquer les objectifs de ce forum qui est notamment de promouvoir et défendre la femme à travers le cinéma et les communications ainsi que leurs œuvres, de diffuser les œuvres cinématographiques de la femme, de couronner et reconnaître le travail réalisé par la femme en tant que partenaire privilégié de l'homme.
Kinshasa, 20/08/2008 (ACP, via mediacongo.net)
Thécla Bernadette Mulelebwe : « Nous voulons rendre l’espoir aux PVV en les aidant à supporter leur état »
Par Raymonde Senga Kosi
Directrice nationale de l’Asbl « Femme Plus », Mme Thécla Bernadette Mulelebwe mène une action salutaire en faveur des personnes vivant avec le VIH/Sida en République démocratique du Congo. Elle s’attelle à rendre dignité et espoir aux personnes et familles affectées ainsi qu’aux PVV, qui sont l’objet de discrimination et de stigmatisation dans la société.
Pour avoir participé à la conférence sur le VIH/Sida tenue récemment à Mexico, Bernadette Mulelebwe exhorte le gouvernement à capitaliser les acquis de cette conférence dans sa lutte contre le Sida. Il s’agit surtout de tout mettre en œuvre pour accélérer l’accès aux ARV afin, que les PVV puisent participer à la reconstruction du pays.
« Aider les PVV, particulièrement les femmes, à s’assumer et à assumer leur séropositivité avec dignité et courage, tel est le but poursuivi par notre Asbl. Mais, le principal objectif consiste à rendre l’espoir aux PVV en les aidant à supporter leur état », explique Bernadette Mulelebwe. Pour ce faire, « Femme Plus » entend améliorer les conditions de vie des PVV, les aider à être acceptées dans la société et à devenir autonomes. Dans le cadre de la lutte contre le VIH/Sida, Bernadette Mulelebwe préfère parler de l’accompagnement des PVV plutôt que de la prise en charge. Elle pense que le mot qui convient est « accompagnement », parce qu’à tous les niveaux d’interventions, précise-t-elle, « nous travaillons avec la personne concernée elle-même ».
UN TRAVAIL DE GRANDE ENVERGURE
Au niveau de l’accompagnement psycho-social des PVV, PA et familles, les activités menées visent à améliorer leurs conditions de vie. Ces activités ont également trait à un réarmement psychologique à travers un conseling, de visites à domicile pour palper du doigt leurs réalités de vie. « Lorsqu’une personne est malade, nous administrons les soins à domicile ou nous les transférons dans les hôpitaux. Quand la personne est délogée, si possible, nous l’aidons avec un fond pour qu’il trouve un autre endroit pour se loger. En cas d’hospitalisation, nous l’aidons à faire face au coût », signale Bernadette Mulelebwe. « Au même moment, nous sensibilisons les membres de sa famille à assumer leurs responsabilités, parce que la tendance a souvent été de rejeter la personne malade, en laissant entendre qu’elle nous appartient. C’est contre cette fuite de responsabilité que nous luttons », explique-t-elle.
A propos de l’alimentation « Femme Plus » distribue des vivres aux personnes les plus démunies. « Le PAM nous était d’un grand secours. Mais, son absence actuelle dans l’Ouest du pays est un grand handicap parce que les fonds ne suffisent pas », déplore Mulelebwe. Toutefois, l’accompagnement des PVV ne s’arrête pas à ce niveau. Il y a aussi, chez « Femme Plus », l’accompagnement matériel et juridique ainsi que des activités liées à la prévention du VIH/Sida. L’Asbl crée ainsi des conditions propices grâce auxquelles les PVV peuvent, seules, vivre positivement et correctement.
Au plan national, « Femme Plus » encadre 12.680 PVV, 7.229 orphelins et enfants vulnérables, 780 personnes affectées et 5.193 familles. « Cependant, la prise en charge est capitale pour la survie de milliers de personnes qui ont survécu seulement parce qu’il y a eu d’autres qui se sont intéressées à elles », explique encore Mme Mulelebwe.
LA RDC TOUJOURS A LA TRAINE
Mme Bernadette Mulelebwe, qui a participé à la conférence de Mexico sur le VIH/Sida, regrette que les délégués de la RDC s’y soient rendus en ordre dispersé. « On ne l’a pas sentie comme pays. Chaque Congolais y a pris part à la suite de l’invitation d’un partenaire. Rien n’a été organisé au niveau national. Pourtant, cela aurait été l’occasion pour nous de monter un stand destiné à présenter les efforts qui se déploient en RDC dans le cadre de la lutte. Qu’à cela ne tienne, mon vœu est que dans les années à venir, notre pays se rattrape », souhaite-t-elle. Elle rappelle que les travaux de Mexico, ayant porté sur l’« Action universelle maintenant », ont été d’un grand intérêt pour l’avenir de la lutte contre le VIH/Sida. Il y a été constaté que beaucoup de choses sont et en train d’être faites. « Mais, il reste encore beaucoup à faire. Cela demande que tout le monde s’implique maintenant et main dans la main dans cette lutte. On doit mettre un terme aux concurrences inutiles dans la recherche des solutions pour vaincre ce fléau », souligne Bernadette Mulelebwe.
En outre, la conférence de Mexico a fait remarquer que les enfants demeurent les grands oubliés dans l’accès aux ARV - alors qu’ils constituent l’avenir du monde -, le vaccin reste encore un défi pour les années à venir et que les femmes constituent un groupe important dans la lutte. Ceci, compte tenu de leur vulnérabilité et de leur faible capacité économique qui les exposent à la maladie.
Les efforts engagés dans la lutte contre la stigmatisation des PVV ont été salués. « Dans ce cadre, il s’est tenu une conférence oecuménique au cours de laquelle les chrétiens ont insisté sur la nécessité de briser le silence autour de la maladie. Ils ont insisté sur des stratégies auxquelles il faudra penser pour aider les jeunes à éviter le VIH en ayant un regard sur la part de la famille dans tout cela. J’en ai été très émue », avoue-t-elle. Lors des travaux, la parole a été donnée à deux groupes spécifiques de personnes : les homosexuels (hommes) et les travailleuses de sexe qui ont voulu qu’on reconnaisse leur travail comme tout autre métier. Mais, cela a suscité des débats houleux. Selon Mme Mulelebwe, « l’accès aux ARV et le dépistage n’ont pas été oubliés. La conférence a permis de voir que, même si l’on observe des avancées à travers le monde, il y a des personnes qui n’y ont pas encore accès. Des efforts doivent davantage être déployés ».
En RDC, l’accès aux ARV est de plus en plus limité, à cause de la mauvaise gestion du circuit d’approvisionnement et de distribution des ARV. « Pour améliorer la situation, on doit augmenter les points de prescription et améliorer tous ces circuits », propose-t-elle, appelant à éviter la rupture des stocks et à les rendre disponibles par rapport aux besoins en présence ai si qu’à ouvrir des laboratoires d’examen accessibles à tous, surtout en milieu rural. « Jusque là, seulement 2.000 PVV ont accès aux ARV dans notre Asbl sur plus de 12.000. Ce qui est insuffisant. En plus, il n’existe que trois laboratoires d’analyse des CD4 en RDC et ça ne permet pas de couvrir tous les besoins », déplore-t-elle. « S’il n’y prend garde, le gouvernement risque d’être accusé de non assistance aux personnes en danger. Et leur mort constituerait aussi une grande perte pour l’Etat qui a besoin tant de ces citoyens que de tous les autres Congolais pour sa reconstruction », avertit Mme Bernadette Mulelebwe. Droits de reproduction et de diffusion réservés © Le Potentiel
Nord-Kivu - Formation des officiers des FARDC pour réduire les exactions sur les déplacés à Lubero
Par Louis-Paul Eyenga Sana
Des soldats de la 15ième brigade des Forces armées de la RDC (FARDC) basés à Kanyabayonga, Kayina et Luofu, ont suivi une formation pour réduire la menace d’exactions commises sur les personnes déplacées et les incidents récurrents dans leurs sites du Sud-Lubero (Nord-Kivu).
Des soldats de la 15ème brigade des FARDC de Kanyabayonga, Kayina et Luofu ont reçu une formation en vue de réduire les exactions sur les déplacés. Ce cycle de formation qui a pris fin le samedi 16 août 2008 était animé par le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), en collaboration avec Ocha, la Division des droits de l’homme de la Monuc ainsi que les ONG Norvegian Refugee Council et Save the Children.
Au cours de cette session de mise à niveau, 228 officiers et sous-officiers des FARDC ont renforcé leurs capacités dans la compréhension et l’exercice de leurs fonctions. Ils étaient sensibilisés, notamment, sur le mandat et les limites des agences humanitaires opérationnelles dans la région.
Le HCR ainsi que les autres membres du « cluster Protection » ont constaté, après des missions d’évaluation dans le Sud de Lubero, de mauvais traitements sur la population civile, les menaces et intimidations à l’égard des parents des ex-enfants associés aux groupes et forces armées réunifiés et vivant dans la communauté, l’érection de barrières illégales, l’extorsions de biens, les pillages du paquet de non vivres suite aux distributions dans les sites de déplacés, les violences sexuelles et le non respect du caractère civil des sites.
OBJECTIFS DE LA FORMATION
Le HCR a relevé aussi la cohabitation difficile des FARDC avec les groupes armés en cantonnement dans la zone.
A noter que cette formation avait pour objectif de renforcer les capacités des éléments de la 15ième Brigade des FARDC, réduire les exactions commises par les militaires à l’endroit des populations civiles, renforcer la notion d’Etat de droit chez les institutions militaires (FARDC) et civiles (autorités locales) et enfin rappeler aux sous-officiers, officiers et officiers supérieurs, les dispositions légales réglementant leurs comportements et responsabilités dans l’actuel Code pénal militaire.
Selon le Senior Protection Officer du bureau du HCR de Goma, « la formation apportée aux FARDC permettra de créer le lien avec les officiers en charge des zones à forte concentration de personnes déplacées, ainsi qu’avec les militaires ».
La formation a touché différents thèmes comme : droits de l’homme, droit international humanitaire, protection des personnes civiles, responsabilité individuelle et du commandant dans le cadre de la justice militaire, la situation spécifique des personnes déplacées et leurs droits la loi sur les violences sexuelles, la protection de l’enfance.
RDC : L';ONU FORME LA POLICE À PROTÉGER LES VICTIMES DE VIOLENCES SEXUELLES
New York, Aug 21 2008 2:00PM
Des agents de la police nationale du Nord Kivu, en République démocratique du Congo (RDC), ont suivi une formation sur la lutte contre les violences sexuelles dans le pays, annonce jeudi la <" http://www.monuc.org/home.aspx?lang=fr">MONUC.
« 37 inspecteurs et officiers de police judiciaire des territoires de Béni, Butembo et Lubero, dans la province de Nord Kivu ont suivi une formation, sur la protection des victimes des violences sexuelles, indique un communiqué.
Les participants ont été informé des nouvelles lois réprimant les violences sexuelles en RDC, de l';état des lois existantes et du droit international en la matière, des différentes formes de violences sexuelles, des attributions de la police, et de la prise en charge des victimes de violences sexuelles et des témoins de ces violences.
A l';issue de travaux, les policiers se sont engagés à ne pas recourir aux amendes transactionnelles en matière de violences sexuelles sur le plan pénal.
2008-08-21 00:00:00.000
________________
Veuillez consulter le site du Centre de nouvelles ONU pour plus d'information http://www.un.org/french/newscentre/
20.08.08 Refec pour la réhabilitation de la femme (L’Av)
Le Réseau des Femmes des Entreprises du Congo Refec, en sigle, s’est réuni à la 11ème session de formation autour du thème " les politiques et stratégies pour une contribution efficiente de la femme à la croissance, au développement et la pérennité de l’entreprise " ; la salle de conférence de la Paroisse Notre Dame de Fatima a servi de cadre à cette réunion du lundi 18 à aujourd’hui 20 août.
La cérémonie d’ouverture a eu lieu en présence des Ministres du gouvernement central, des honorables député, des chefs de Missions diplomatiques, des Représentants des organismes nationaux et internationaux, des ADG, ainsi que des membres du comité de Gestion.
L’objectif recherché durant cette nouvelle session de formation qui s’est ouvert à ce jour, a déclaré la coordonnatrice dans son adresse, sera de stimuler la femme à prendre une part active à la marche de l’entreprise.
Il s’agira entre autres de lui offrir l’opportunité de s’approprier les textes légaux et réglementaires qui régissent l’entreprise, renforcer ses capacités dans les domaines d’activité des entreprises, identifier les obstacles qui empêchent la femme de contribuer de manière plus efficace à la vie et au progrès de l’entreprise. Aujourd’hui, plus que jamais, a-t-elle poursuivit, il importe que les capacités de la femme au sein de l’entreprise soient renforcées de manière à ce que la parité ne soit plus une faveur réclamée à corps et à cri par les femmes, mais plutôt une réalité qui tienne compte des compétences égales entre les deux sexes.
C’est pour cette raison que le Refec s’emploi à rendre la femme plus active dans les entreprises afin de la rendre l’égal de l’homme dans la gestion de la chose publique. Cette 11ème session de formation est un signal fort de la détermination du Refec d’exploiter les énergies potentielles pour réussir cette campagne de réhabilitation de la femme.
Le Refec s’emploiera à plaider pour la cause du Gender et à exhorter les autorités à respecter les engagements souscrits par l’Etat à ce sujet. Les points focaux essaimés dans les entreprises se chargeront d’assurer la solidarité entre les femmes qui y oeuvrent de manière à faire triompher l’idéal de l’épanouissement de la femme.
Mme Agnès Mwadi, coordonnatrice du Refec a appelé les participants à mesurer le privilège qui est le leur en participant à cette session de formation. La mission qui attend les participantes est une mission exaltante, mais leur tâche est très difficile. Mais avec la détermination et le sens du don de soi, les femmes arriveront à atteindre leur finalité. Vous être donc appelés à être les portes flambeau d’une cause juste et noble, celle de la renaissance de la femme congolaise longtemps brimée, qui a pour objectif le rétablissement d’une justice nécessaire à la société, a conclu l’oratrice à l’intention des participants.
Rébecca Muzama L'ACCC pour exalter les valeurs intrinsèques de la femme
" La femme miroir de la société " est le thème choisi par M. Georges Nzuzi, président de l'Association congolaise des critiques cinématographiques (ACCC) pour exalter les valeurs intrinsèques de cette catégorie.
Se confiant à l'Agence Congolaise de Presse (ACP), M. Nzuzi a indiqué que son association a initié une action qui met en exergue les valeurs intrinsèques, culturelles et l'identité de la femme dans son environnement, tout en soulignant que la femme est la vraie image tant recherchée dans le monde actuel.
M. Nzuzi a annoncé dans ce contexte, le projet d'organisation d'un forum axé sur le thème " Femme, cinéma, paix et développement ", qui pourrait avoir lieu dans les tout prochains jours à Kinshasa pour permettre à la femme de retrouver un espace d'expression où elle pourra manifester ses ambitions.
" Honorer la femme à travers ses droits et sa place dans la communauté ", a dit M. Georges, " constitue la mission première de la communauté auprès de cette dernière ", avant d'indiquer les objectifs de ce forum qui est notamment de promouvoir et défendre la femme à travers le cinéma et les communications ainsi que leurs œuvres, de diffuser les œuvres cinématographiques de la femme, de couronner et reconnaître le travail réalisé par la femme en tant que partenaire privilégié de l'homme.
Kinshasa, 20/08/2008 (ACP, via mediacongo.net)
Thécla Bernadette Mulelebwe : « Nous voulons rendre l’espoir aux PVV en les aidant à supporter leur état »
Par Raymonde Senga Kosi
Directrice nationale de l’Asbl « Femme Plus », Mme Thécla Bernadette Mulelebwe mène une action salutaire en faveur des personnes vivant avec le VIH/Sida en République démocratique du Congo. Elle s’attelle à rendre dignité et espoir aux personnes et familles affectées ainsi qu’aux PVV, qui sont l’objet de discrimination et de stigmatisation dans la société.
Pour avoir participé à la conférence sur le VIH/Sida tenue récemment à Mexico, Bernadette Mulelebwe exhorte le gouvernement à capitaliser les acquis de cette conférence dans sa lutte contre le Sida. Il s’agit surtout de tout mettre en œuvre pour accélérer l’accès aux ARV afin, que les PVV puisent participer à la reconstruction du pays.
« Aider les PVV, particulièrement les femmes, à s’assumer et à assumer leur séropositivité avec dignité et courage, tel est le but poursuivi par notre Asbl. Mais, le principal objectif consiste à rendre l’espoir aux PVV en les aidant à supporter leur état », explique Bernadette Mulelebwe. Pour ce faire, « Femme Plus » entend améliorer les conditions de vie des PVV, les aider à être acceptées dans la société et à devenir autonomes. Dans le cadre de la lutte contre le VIH/Sida, Bernadette Mulelebwe préfère parler de l’accompagnement des PVV plutôt que de la prise en charge. Elle pense que le mot qui convient est « accompagnement », parce qu’à tous les niveaux d’interventions, précise-t-elle, « nous travaillons avec la personne concernée elle-même ».
UN TRAVAIL DE GRANDE ENVERGURE
Au niveau de l’accompagnement psycho-social des PVV, PA et familles, les activités menées visent à améliorer leurs conditions de vie. Ces activités ont également trait à un réarmement psychologique à travers un conseling, de visites à domicile pour palper du doigt leurs réalités de vie. « Lorsqu’une personne est malade, nous administrons les soins à domicile ou nous les transférons dans les hôpitaux. Quand la personne est délogée, si possible, nous l’aidons avec un fond pour qu’il trouve un autre endroit pour se loger. En cas d’hospitalisation, nous l’aidons à faire face au coût », signale Bernadette Mulelebwe. « Au même moment, nous sensibilisons les membres de sa famille à assumer leurs responsabilités, parce que la tendance a souvent été de rejeter la personne malade, en laissant entendre qu’elle nous appartient. C’est contre cette fuite de responsabilité que nous luttons », explique-t-elle.
A propos de l’alimentation « Femme Plus » distribue des vivres aux personnes les plus démunies. « Le PAM nous était d’un grand secours. Mais, son absence actuelle dans l’Ouest du pays est un grand handicap parce que les fonds ne suffisent pas », déplore Mulelebwe. Toutefois, l’accompagnement des PVV ne s’arrête pas à ce niveau. Il y a aussi, chez « Femme Plus », l’accompagnement matériel et juridique ainsi que des activités liées à la prévention du VIH/Sida. L’Asbl crée ainsi des conditions propices grâce auxquelles les PVV peuvent, seules, vivre positivement et correctement.
Au plan national, « Femme Plus » encadre 12.680 PVV, 7.229 orphelins et enfants vulnérables, 780 personnes affectées et 5.193 familles. « Cependant, la prise en charge est capitale pour la survie de milliers de personnes qui ont survécu seulement parce qu’il y a eu d’autres qui se sont intéressées à elles », explique encore Mme Mulelebwe.
LA RDC TOUJOURS A LA TRAINE
Mme Bernadette Mulelebwe, qui a participé à la conférence de Mexico sur le VIH/Sida, regrette que les délégués de la RDC s’y soient rendus en ordre dispersé. « On ne l’a pas sentie comme pays. Chaque Congolais y a pris part à la suite de l’invitation d’un partenaire. Rien n’a été organisé au niveau national. Pourtant, cela aurait été l’occasion pour nous de monter un stand destiné à présenter les efforts qui se déploient en RDC dans le cadre de la lutte. Qu’à cela ne tienne, mon vœu est que dans les années à venir, notre pays se rattrape », souhaite-t-elle. Elle rappelle que les travaux de Mexico, ayant porté sur l’« Action universelle maintenant », ont été d’un grand intérêt pour l’avenir de la lutte contre le VIH/Sida. Il y a été constaté que beaucoup de choses sont et en train d’être faites. « Mais, il reste encore beaucoup à faire. Cela demande que tout le monde s’implique maintenant et main dans la main dans cette lutte. On doit mettre un terme aux concurrences inutiles dans la recherche des solutions pour vaincre ce fléau », souligne Bernadette Mulelebwe.
En outre, la conférence de Mexico a fait remarquer que les enfants demeurent les grands oubliés dans l’accès aux ARV - alors qu’ils constituent l’avenir du monde -, le vaccin reste encore un défi pour les années à venir et que les femmes constituent un groupe important dans la lutte. Ceci, compte tenu de leur vulnérabilité et de leur faible capacité économique qui les exposent à la maladie.
Les efforts engagés dans la lutte contre la stigmatisation des PVV ont été salués. « Dans ce cadre, il s’est tenu une conférence oecuménique au cours de laquelle les chrétiens ont insisté sur la nécessité de briser le silence autour de la maladie. Ils ont insisté sur des stratégies auxquelles il faudra penser pour aider les jeunes à éviter le VIH en ayant un regard sur la part de la famille dans tout cela. J’en ai été très émue », avoue-t-elle. Lors des travaux, la parole a été donnée à deux groupes spécifiques de personnes : les homosexuels (hommes) et les travailleuses de sexe qui ont voulu qu’on reconnaisse leur travail comme tout autre métier. Mais, cela a suscité des débats houleux. Selon Mme Mulelebwe, « l’accès aux ARV et le dépistage n’ont pas été oubliés. La conférence a permis de voir que, même si l’on observe des avancées à travers le monde, il y a des personnes qui n’y ont pas encore accès. Des efforts doivent davantage être déployés ».
En RDC, l’accès aux ARV est de plus en plus limité, à cause de la mauvaise gestion du circuit d’approvisionnement et de distribution des ARV. « Pour améliorer la situation, on doit augmenter les points de prescription et améliorer tous ces circuits », propose-t-elle, appelant à éviter la rupture des stocks et à les rendre disponibles par rapport aux besoins en présence ai si qu’à ouvrir des laboratoires d’examen accessibles à tous, surtout en milieu rural. « Jusque là, seulement 2.000 PVV ont accès aux ARV dans notre Asbl sur plus de 12.000. Ce qui est insuffisant. En plus, il n’existe que trois laboratoires d’analyse des CD4 en RDC et ça ne permet pas de couvrir tous les besoins », déplore-t-elle. « S’il n’y prend garde, le gouvernement risque d’être accusé de non assistance aux personnes en danger. Et leur mort constituerait aussi une grande perte pour l’Etat qui a besoin tant de ces citoyens que de tous les autres Congolais pour sa reconstruction », avertit Mme Bernadette Mulelebwe. Droits de reproduction et de diffusion réservés © Le Potentiel
Nord-Kivu - Formation des officiers des FARDC pour réduire les exactions sur les déplacés à Lubero
Par Louis-Paul Eyenga Sana
Des soldats de la 15ième brigade des Forces armées de la RDC (FARDC) basés à Kanyabayonga, Kayina et Luofu, ont suivi une formation pour réduire la menace d’exactions commises sur les personnes déplacées et les incidents récurrents dans leurs sites du Sud-Lubero (Nord-Kivu).
Des soldats de la 15ème brigade des FARDC de Kanyabayonga, Kayina et Luofu ont reçu une formation en vue de réduire les exactions sur les déplacés. Ce cycle de formation qui a pris fin le samedi 16 août 2008 était animé par le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), en collaboration avec Ocha, la Division des droits de l’homme de la Monuc ainsi que les ONG Norvegian Refugee Council et Save the Children.
Au cours de cette session de mise à niveau, 228 officiers et sous-officiers des FARDC ont renforcé leurs capacités dans la compréhension et l’exercice de leurs fonctions. Ils étaient sensibilisés, notamment, sur le mandat et les limites des agences humanitaires opérationnelles dans la région.
Le HCR ainsi que les autres membres du « cluster Protection » ont constaté, après des missions d’évaluation dans le Sud de Lubero, de mauvais traitements sur la population civile, les menaces et intimidations à l’égard des parents des ex-enfants associés aux groupes et forces armées réunifiés et vivant dans la communauté, l’érection de barrières illégales, l’extorsions de biens, les pillages du paquet de non vivres suite aux distributions dans les sites de déplacés, les violences sexuelles et le non respect du caractère civil des sites.
OBJECTIFS DE LA FORMATION
Le HCR a relevé aussi la cohabitation difficile des FARDC avec les groupes armés en cantonnement dans la zone.
A noter que cette formation avait pour objectif de renforcer les capacités des éléments de la 15ième Brigade des FARDC, réduire les exactions commises par les militaires à l’endroit des populations civiles, renforcer la notion d’Etat de droit chez les institutions militaires (FARDC) et civiles (autorités locales) et enfin rappeler aux sous-officiers, officiers et officiers supérieurs, les dispositions légales réglementant leurs comportements et responsabilités dans l’actuel Code pénal militaire.
Selon le Senior Protection Officer du bureau du HCR de Goma, « la formation apportée aux FARDC permettra de créer le lien avec les officiers en charge des zones à forte concentration de personnes déplacées, ainsi qu’avec les militaires ».
La formation a touché différents thèmes comme : droits de l’homme, droit international humanitaire, protection des personnes civiles, responsabilité individuelle et du commandant dans le cadre de la justice militaire, la situation spécifique des personnes déplacées et leurs droits la loi sur les violences sexuelles, la protection de l’enfance.
Inscription à :
Articles (Atom)